Mon Bambi d’Amour

 

samedi 7 novembre 2009

Mon Bambi d’Amour,
Mon Chat,

A ton tour tu nous as quitté ce 31 octobre 2009 vers 20 heures, parti rejoindre Ton frère Pucci, tes parents Poyou & Julie & Titoune.
Tu avais 18 ans 4 mois et 18 jours.

Bambi, tu étais un chat magnifique.
Tu étais aussi beau que ton père Poyou, mais en plus massif, et tout en rondeur.
Ta tête si ronde et tes petites oreilles bien centrées, que je voyais dépasser de ton panier, tant de souvenirs me reviennent…
Je te revois lorsque tu étais le chaton timide & hésitant, qui très vite est devenu un adolescent s’affirmant dans sa tribu.
Tu avais une démarche chaloupée de petit cow-boy.
Lorsque tu étais fâché tu tapais des pattes et bien souvent tu t’es fâché étant plus jeune.
Tu avais l’esprit quelque peu belliqueux, voulant à tout prix dominer.
Que de bagarre n’as-tu pas déclenché pour tenter de satisfaire ce besoin de domination.
Mais il y avait Titoune qui ne s’en laissait pas compter et il ne fallait même pas essayer de remettre son statut en question et, tu le savais.
Alors tu cherchais noise à ton frère Pucci, ou encore à tes sœurs Chipie & Fifille qui hurlaient contre toi, furieuses d’être bousculées par ce frère si grand.
Tu étais deux fois comme elles.
De temps à autre tu tentais de t’imposer à Poyou ton père, mais avec lui comme avec Titoune tu savais qu’il y avait une limite à ne pas dépasser.
Ta maman Julie a été relativement épargnée de tes attaques.

Le plus grand nombre de tes batailles a été mené contre ton frère Pucci, qui pourtant ne cherchait jamais à dominer qui que ce soit.
Tu en as eu des coups de gueules exprimés contre ce comportement « perturbateur ».
Des journées entières tes sœurs te soufflaient dessus, afin de te dire de garder tes distances.
Du coup, même les jeux étaient un peu difficiles.
Faut dire aussi que tes jeux étaient des simulacres de combats, alors forcément tes sœurs n’appréciaient pas trop.
Seul ton frère Pucci acceptait ces jeux de garçons.

Pourtant tu étais un chat très doux, très tendre, très affectueux et très câlin.
Tu avais besoin qu’on te regarde, qu’on te parle, qu’on te caresse.
Tu avais besoin d’une place bien reconnue de tous et toutes, que tu ne semblais pas toujours trouver.
Tu recherchais mon attention en particulier et lorsque je t’ai appelé Mon Chat la première fois, tes yeux se sont enflammés de plaisir.
C’était ça, tu ne voulais pas être simplement Bambi ou un chat, tu voulais être Mon chat.
Ah que tu aimais que je t’appelle Mon Chat et je ne t’en privais pas.

Je t’Aime tant Mon Bambi.

J’ai cru te perdre lorsque tu avais +/- 7ans.
Tu avais été empoisonné avec je ne sais quoi, probablement avec le laurier rose du jardin.
Ton foie avait tellement gonflé que tu arrivais à peine à respirer.
J’ai évidement appelé un vétérinaire qui t’a fait des injections et il m’avait dit que tu étais condamné, qu’il ne te restait qu’un maximum de deux ans à vivre.
Le lendemain tu faisais des convulsions, ton état avait empiré.
J’ai appelé un second vétérinaire qui me dit que l’autre véto n’aurait pas dû t’injecter un produit, et il a prescrit un régime et un traitement pour le foie.
Entre temps j’ai fais la connaissance de Rennie qui est devenue « notre » vétérinaire.
Suite à cette intoxication tu es devenu insuffisant rénal et nous avons mis au point un traitement à long terme.

Il est évident que tu étais loin de vouloir donner raison à ce véto qui t’avait condamné, alors que c’est lui qui avait failli te tuer.
Tu as pris tes traitements et tout au long de ta vie, tu as pris tous les médicaments utiles à ta santé.
Tu étais très coopératif et jamais tu n’as fait de difficulté, prenant tout seul tes pilules avec tes repas.
Il est arrivé que tu me charries, mettant sur le côté de ton assiette une pilule, avec l’air de me dire que tu savais très bien qu’il y en avait dans les petits morceaux de viande.
Tu faisais ça « pour rigoler ».
Tu étais si facile, qu’on en oubliait que tu étais « malade », tout se faisait machinalement.
Je n’ai jamais connu de chat aussi coopératif que toi.
C’était cependant jusqu’à un certain point, parce que les visites de Rennie, tu ne les appréciais pas du tout, et je te comprenais, Mon Chat.

Tu étais aussi le spécialiste des mimiques et des grimaces, qu’est ce que tu pouvais en faire !
C’était systématique après chaque repas.
Que de photos j’ai pu prendre de toi dans ces moments là.

Si tu aimais être Mon Chat, tu avais un besoin constant d’être en contact avec les autres chats du clan.
Même sous tes aspects de chat « bagarreur » tu étais très attentif aux autres.
Tu aimais ce clan, tu aimais ta famille et aucun chat étranger ne devait s’aventurer sur votre territoire, tu les impressionnais et les tenais éloignés.
Les quelques uns qui sont arrivés sur Ton territoire par accident ou maladresse ont très vite déguerpis, parfois avec mon aide, tant ils étaient paniqués.
Tu étais brave et tu inspirais le respect.

Les disparitions de Titoune, ton père Poyou, ton frère Pucci et ta maman Julie au cours de ces 6 dernières années, t’ont profondément touché.
Les départs qui t’ont fait le plus de mal sont celui de ton père et de ton frère.
C’était si fort et tu étais si triste.
Tu restais des heures et des jours couché aux derniers endroits qu’ils avaient occupés.

La perte de Pucci en mai 2008 t’a particulièrement déstabilisé.
C’était non seulement Ton frère mais c’était aussi Ton compagnon de jeux.
Tu as vraiment eu très difficile et je ne savais comment te réconforter.

Tu t’es repris et tu as recommencé à jouer, tentant d’entrainer tes sœurs, qui ont répondu présente, chacune à leur manière.
Tu étais aussi tombé amoureux de la petite voisine.
Chaque fois que tu l’as voyais tu étais en extase !
Il faut reconnaître qu’elle faisait tout pour attirer ton attention.
Qu’est ce que tu aimais voir cette jolie petite chatte, tu étais tout fou-fou.
Puis les voisins sont partis et avec eux, ton amoureuse…

Le 4 aout 2008, tu as manifesté une difficulté en ronronnant, tu t’es mis à « râler ».
Toi qui aimais tant les contacts et exprimer ton contentement, tu te retrouvais en difficulté respiratoire lorsque tu ronronnais. 
Je devais « doser » nos câlins, pour éviter qu’en ronronnant tu te fasses du mal
Et c’était très difficile de devoir m’éloigner, lorsqu’au bout de quelques caresses, ton ronronnement t’étranglait.
Ce qui était aussi difficile, c’est que tu n’entendais plus mes mots qui cherchaient à t’apaiser, tu devenais sourd.

Tu avais d’après les vétos (j’en avais vu deux) « une masse » ou et une paralysie partielle du larynx.
On ne pouvait se hasarder dans l’aventure d’opérations lourdes qui t’auraient certainement tué.
Tu mangeais bien, tu courrais, tu jouais et nous savions comment éviter ce symptôme d’étranglement qui ne durait que quelques secondes de temps à autre.

Evidement j’ai commencé à avoir peur pour toi chaque fois que tu respirais mal, je retenais mon souffle.
J’avais peur que ce soit un cancer, j’avais peur que tu ne voies pas le prochain printemps et les fleurs du jardin.

Après avoir perdu ton frère Pucci le 31 mai 2008, ta maman Julie nous quittait le 30 novembre 2008.

Mais au printemps tu étais toujours avec nous, toujours en forme, bien que tes problèmes respiratoires fussent un peu plus fréquents.
Ton miaulement avait changé, il était devenu un peu comique, et lorsque tu vocalisais au lever du jour, je souriais parce que tu faisais cela quand tu étais content.

Sur les conseils de Rennie je te donnais des remèdes homéopathiques qui t’aidaient bien.
Nous avions de bonnes périodes d’accalmies et nous arrivions à nous faire des câlins plus longtemps.

Mais au fil des mois tes symptômes réapparaissaient sous formes de « crises » et tu semblais ne jamais récupérer totalement lorsqu’au bout de quelques jours tu te stabilisais.

L’été 2009 a été difficile et tu commençais à avoir des crises de type asthmatique.
Les nouveaux voisins t’ont fait énormément de mal avec la fumée irritante de leurs barbecues à répétition.
Malgré mes demandes et supplications ils en ont fait tout l’été…ils se fichaient pas mal de toi.

Cependant tu continuais à bien manger, à courir dans ton jardin, à jouer avec tes sœurs.
Nous recherchions sans cesse de nouveaux remèdes pour t’aider, mais ils t’aidaient de moins en moins longtemps.
Tu t’essoufflais plus vite et plus fréquemment.

Je savais que ta maladie risquait de t’étouffer et qu’il me faudrait un jour « t’aider » pour t’éviter de souffrir.

Une cure de magnésium t’as fait beaucoup de bien durant 3 semaines fin septembre, début octobre, tu t’étais stabilisé, tu étais détendu.
Mais à la fin du mois d’octobre ton état s’est fortement dégradé, tu faisais des crises « asthmatiques » de plus en plus longues.

Lorsque je suis sortie au jardin ce samedi 31 octobre, après mon café du matin, tu es venu vers moi en courant comme tu le faisais presque toujours, j’adorais te voir courir me dire bonjour.
Parfois tu me donnais l’impression de vouloir voler en courant ainsi.
J’étais tellement heureuse de te voir courir, je me disais que tu retrouvais ton souffle.
Mais tu as fait une crise dans l’après-midi, ta respiration devenait pénible et puis il y a eu une seconde en début de soirée…
J’ai sentis très fort que cette fois-ci tu avais failli t’étouffer et que la crise suivante serait peut-être la dernière…

J’ai pris la décision terrible et tellement violente dans mon cœur de t’éviter cette crise ultime.
J’ai appelé Rennie et elle t’a endormi tout doucement contre mon cœur.
C’était terrible de pouvoir enfin te serrer contre moi sans avoir peur que tu t’étrangles en ronronnant, alors que tu partais pour toujours.

Oh Mon Bambi d’Amour je t’Aime tant mon Ange.
Que j’ai mal sans Toi Mon Chat, qui était mon dernier gamin.

Je te fais à Toi Mon Bambi, la même promesse qu’à Titoune Poyou Pucci Julie, je prendrai soins de tes deux sœurs Fifille & Chipie qui sont une partie de Toi, une partie de vous.

Au revoir Mon Chat
Envoles-toi Mon Amour, je sais que tu peux voler, je t’ai déjà vu le faire.
Reviens seulement te poser dans mes rêves, pour ne pas me laisser sans Toi.
Reviens courir et faire le fou pour chahuter mes nuits.

Je t’Aime Mon Bambi d’Amour
Je t’Aime Mon beau Chat
Toujours & pour Toujours
Patsy & Fifille & Chipie

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Publié 9 novembre 2009 par Patsy dans Textes & hommages